la démarche · ce qui a été refusé · ce qui vaut preuve
Les images de L’Île ont été faites avec un programme d’intelligence artificielle. Le livre le dit à trois endroits : à la page des crédits, sur ses pages de vente, et dans un cahier de fabrication de vingt-sept pages qui montre ce que le programme a produit et ce qui a été écarté. Cette page reprend l’essentiel, pour qu’on puisse le lire avant d’acheter, pas après.
Ce livre a d’abord été fabriqué pour un seul lecteur, en dix exemplaires faits à la main. Personne n’engage un illustrateur pour dix exemplaires. Le programme était l’outil à portée de main, et il a été utilisé comme un outil : chaque image a été conçue, décrite, corrigée et refaite, des centaines de fois, pendant des semaines. Vingt-trois ont été gardées pour le conte. C’est quand le livre a cessé d’être un cadeau pour devenir un objet public que la question s’est posée : qu’est-ce que ça vaut? Le livre ne la tranche pas. Le cahier la pose, avec les images écartées et la raison de chaque écart, et laisse le lecteur décider.
Le conte, deux mille mots, a été écrit par l’auteur, sans programme. Les questions (« Relire, trois fois ») et le cahier de fabrication ont été rédigés avec l’aide d’un assistant d’intelligence artificielle, à partir des notes, des décisions et des images de l’auteur, dans sa voix; il les a relus, corrigés et arrêtés ligne à ligne. L’édition anglaise a été traduite par l’auteur avec des outils de traduction par intelligence artificielle, puis révisée par un réviseur professionnel, nommé au colophon. Un détecteur (Pangram, 27 septembre 2026) lit le conte français comme écrit par un humain et retrouve la machine là où elle a servi : dans l’appareil et dans la traduction. Les deux rapports sont disponibles sur demande.
Conçues et dirigées par l’auteur, réalisées avec un programme d’intelligence artificielle, une à une, à partir de descriptions écrites. Le programme a produit des centaines d’images; vingt-trois sont dans le conte, vingt-sept dans le cahier, dont celles qui ont été écartées avec la raison de l’écart. Chaque image porte une description textuelle pour les lecteurs d’écran. La couverture suit la même méthode.
Dire ce que la machine a fait, et montrer ce qu’on lui a refusé. Pas une note en bas de page : une page, avec des exemples, que le lecteur peut juger. Cette page en est une; le cahier en est une autre. Il y a des lecteurs pour qui une image faite avec une machine ne vaut rien; ils ont le droit de fermer le livre ici, et c’est pour cela que cette page existe avant l’achat.
Si un lecteur, un enseignant ou un journaliste veut voir l’un de ces éléments, il suffit de l’écrire.